Hank Williams

Voix riche et solitaire de la musique hillbilly, Hank Williams, rongé par le démon de l’alcool, devint la première de ces étoiles filantes trop tôt disparue d’une culture rock naissante. Sa vie tourmentée s’acheva prématurément le jour du Nouvel An 1953 à 29 ans.

Hank Williams n’avait pas conclu de pacte faustien avec le diable – comme l’a fait son homologue Robert Johnson, légende du delta blues mort prématurément en 1938 -, mais l’influence de ce chanteur country sur la musique des années 50’s fut probablement plus concrète. Pillé par tous, de Presley à Beck en passant par Dylan, le répertoire de Williams continue à hanter la musique populaire.

Débarqué de son Alabama natal, marqué par l’absence d’un père et souffrant très tôt de névralgies dorsales (qui auraient contribué à son addiction pour l’alcool et les stupéfiants), Williams anime dès son adolescence sa propre séquence radio. Influencé par Jimmie Rodgers et Roy Acuff, pur produit de hillbilly (terme par lequel, aux États-Unis, on qualifiait la musique traditionnelles des « blancs »), il prouva son talent en inscrivant une vingtaine de titres au hit-parade country entre 1948 et 1951. Williams se distingue par une voix habitée mise au service de titres comme I’m So Lonesome I Could Cry ou Your Cheating Heart, aux limites de la plainte déchirante. Mais le rôle qu’il joua en faisant le lien entre la country rurale et le rockabilly fut malheureusement moins connu, et pourtant le titre Move It On Over de 1947 était à l’évidence annonciateur du Rock Around The Clock de Bill Haley

 

Naissance : 17 septembre 1923, Montgomery, Alabama Titres phares : I’m so lonesome I could cry (1949), Your Cheating heart (1953) Albums phares : Moanin’ the Blues (1952), Memorial Album (1953)
Années d’activités : de 1937 à 1952 Genre : country/hillbilly Décès : le 1er janvier 1953

Geraldine

Fan de concerts cover et de rock, je vous fais découvrir au fil des pages mes groupes cover préférés et mes humeurs musicales...