Rock-and-roll

Le rock-and-roll explosa au coeur de l'austérité d'après-guerre, divisa les générations et initia une ère de rébellion tapageuse à travers un style et un son. Révolution culturelle qui ébranla le monde, le rock-and-roll accéléra le tempo de la société. On brûlait sa vie sous les néons, en usant de claquements de doigts et en s'enivrant d'un entêtant parfum de sexe et de subversion...

En 1955, la spectaculaire émergence du phénomène Elvis Presley sur la scène internationale définirait un véritable clivage entre les années d'avant et d'après le rock. Incontestablement, cette musique populaire et son public subirent une profonde mutation entre 1950 et 1959. À son apparition, le rock'n'roll semblait un genre musical abouti, sorti de nulle part, mais la réalité était toute autre.

L'expression "rock-and-roll", avec ses allusions au sexe et à l'extase spirituelle, avait été introduite dans les paroles de chansons depuis les années 1930, mais elle n'entra dans le langage courant qu'en 1951, lorsque le dj Alan Freed commença à l'utiliser pour élargir l'audience du rhythm and blues. Mais le genre s'imprégna d'influences bien plus diversifiées - dont celle du blues de la région du Delta du Mississippi (années 1920), de la musique hillbilly/country (années 1930), du gospel et du jazz - qui toutes participèrent à la création du rock'n'roll des années 1950. Plus déterminant encore fut le développement du boogie-woogie et du jump blues de la Nouvelle-Orléans et de Kansas City, ou du blues électrique émanant de Chicago. Good Rocking Tonight (1948),  The Fat Man (1949) et Rocket 88 (1951), revendiquaient tous les titre de premier enregistrement rock'n'roll. Mais il fallut attendre l'émergence du King Elvis des studios Sun de Memphis pour que le rock-and-roll trouve vraiment sa voie.

Les premiers enregistrements, scindés entre ballades country aux accents blues et blues "countrifié", définirent théoriquement les contours du rock'n'roll "sudiste", même si Little Richards (gospel), Chuck Berry (blues) et différents groupes vocaux doo-wop (sous-genre du rhythm and blues) élargirent les paramètres du genre au-delà d'un simple tempo rockabilly.

La mort du guitariste Eddie Cochran priva le rock’n’roll de son potentiel sauveur. Des titres comme C’Mon Everybody, Somethin’ Else et Summertime Blues apparaissaient comme des hymnes triomphants, répondant aux espoirs et aux inquiétudes de la jeunesse de l’époque.

Le succès du rock-and-roll hâta la sortie de nombreux films comme « Shake, Rattle and Rock » avec Fats Domino et Big Joe Turner

À sa sortie en 1954, "That's All Right" lança la carrière d'Elvis Presley et propulsa Sun records sur le devant de la scène

Réalisé en 1956, le film « Rock, Rock, Rock » mettait en scène plusieurs artistes, dont le dj Alan Freed

Geraldine

Fan de concerts cover et de rock, je vous fais découvrir au fil des pages mes groupes cover préférés et mes humeurs musicales...